Les voiles blancs

Ironie semiotique dans le miroir a trente-mille pieds. En un moment pénible de lucidité, j'aperçois des yeux si clairs qu'ils en paraissent voilés. Et à quatre heures du matin, désertées par lève-tôt et lève-tard, les rues de Tokyo n'ont plus pour elles que les insomniaques et la farandole des taxis, sans plus de sens les uns que les autres. La saison des pluies joue des claquettes sur mon toit de plastique blanc, transparent; et je marche bien droit.

A défaut d'oeillères, les voiles blancs.

Depuis combien de temps ne cherchons-nous que des moutons dans les nuages?

olivier, samedi 28 juin 2003, 15:53

Récolte 2003

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